Nekopara – It’s a cat paradise !

 

Ayant pu acheter Nekopara Vol 1. pendant les soldes derniers, j’ai donc décidé de me le faire, surtout après en avoir beaucoup entendu parler. Originellement un jeu adulte (18+), il en existe une version tout public disponible sur Steam et c’est celle-ci que j’ai testé en premier. Voici donc une petite présentation pour les curieux

En gros

Nekopara est un visual-novel,  où une histoire visuelle selon le terme français que personne n’utilise, qui nous met dans la peau de Kashou, fringuant jeune homme et propriétaire d’une pâtisserie avec une faute de français dans le titre, La Soleil.

Kashou est à priori assez banal et assez transparent en tant que protagoniste mais ce qui fait sa force, ce sont ses deux chattes, prénommée Chocola et Vanilla dont Nekopara nous compte les péripéties.

Nekopara - PC 1
Chocola et Vanilla en uniforme

Dans Nekopara, les catgirls (ou nekos) sont des versions humanoïdes des félins que nous connaissons bien, à la manière de Felicia de Darkstalkers. Elles se présentent comme des êtres humains normalement constitués mais disposent de certains attributs de l’animal comme la queue et les oreilles. Elles sont douées de parole, de conscience et grandissent plus rapidement que les humains. Souvent de nature enjouée/joueuse, la catgirl peut aussi faire preuve d’une variété de comportements très proches de ceux des êtres humains.

L’intrigue

Kashou se prépare à ouvrir la pâtisserie quand il découvre deux boites qui contiennent deux passagers clandestins : Chocola et Vanilla, qui se languissaient de l’absence de leur maitre…Et c’est là que l’histoire commence !

Nekopara - PC 13
Maple et Chocola s’amusent avec un téléphone portable

Gameplay

Nekopara est un visual-novel sans aucune espèce de choix, ce qui signifie que le joueur n’a rien à faire à part passer les dialogues (ou activer le mode automatique de défilement pour les fainéants comme moi) et prendre quelques captures d’écrans pour sa collection personnelle de photos à risques.

Autant dire qu’à part croiser les bras et regarder ce qui se passe, il n’y a pas grande chose à faire, sauf peut-être s’amuser avec la touche P, qui fait bondir instantanément tout personnage à l’écran, causant un tressautement de la poitrine. Notez que les développeurs ont même osé la personnalisation et il est possible de choisir le degré de tressautement des poitrines dans les options. On passe de soutien-gorge en béton armé à de la gelée en faisant bouger un curseur, amusant.

Nekopara - PC 4
Chocola/Vanilla

 Graphismes

Difficile d’attendre quoi que ce soit côté technique de la part d’un visual-novel mais Nekopara a tiré son épingle du jeu avec des modèles (en flash ?) vivants et qui bougent rapidement. Les personnages clignent des yeux, leurs poitrines se soulèvent au rythme de leur respirations, leurs expressions et postures changent durant les dialogues, le tout est très bien animé et bien loin des modèles fixes qu’on voit souvent chez la concurrence. En revanche, les décors sont assez classiques et vides.

Après certains moments-clés, de superbes illustrations, comme celle-ci dessus, sont également montrées. Bien dessiné, que dire de plus ? Pas grand-chose…

Nekopara - PC 16
Cinnamon apprend comment on fait les bébés à Vanilla

Audio/écrit

Nekopara est entièrement doublé en japonais (sauf le protagoniste) et les voix sont convaincantes sans briller ou agacer. Les doubleuses ont fait un bon travail et leurs performances respectives collent bien aux personnages. Les personnalités différentes des catgirls sont retranscrites avec fidélité. Vanilla à l’air blasé, Chocola enjouée, Coconut joueuse, Shigure manipulatrice etc…Tout colle à merveille.

Pour ce qui est de la traduction, celle-ci est signée Sekai Project et sa qualité varie durant le jeu. On passe d’une traduction très littérale à des passages un peu plus librement adaptés. Notez que mots japonais, notamment les titres honorifiques (-sama, -san etc..) sont en japonais dans le texte.  Certains moments sont assez complexes à saisir, mais il est difficile de savoir si la faute revient à la traduction ou bien au texte original.

Durée de vie

Ce vol .1 de Nekopara demande 4 heures pour être totalement fini. Notez qu’il s’agit là du premier chapitre et que le studio travaille déjà à une suite, celle-ci est calée pour décembre.

Nekopara - PC 8Cinnamon/Coconut (3>)

Verdict

Nekopara est un visual-novel assez classique qui se distingue du lot par une présentation visuelle accrocheuse et des personnages attachants. Les dialogues frisent parfois le ridicule (ou le quasi-incompréhensible dans certains cas) mais les interactions des catgirls sont souvent suffisamment divertissantes pour faire oublier les travers du jeu.

En somme, si vous aimez les femmes-chat, et avez 9,99 € et 4h à perdre, pourquoi ne pas tenter ? Encore mieux, il existe une démo gratuite, ici.

Nekopara - PC 2

La version 18+

Et aussi, pour ceux qui sont majeurs et vaccinés (et surtout majeurs), le développeur offre à tout acheteur de la version Steam, la version adulte qui contient les fameuses scènes à caractère pornographiques. Il s’agit du seul contenu qui manque à la version tout public, le dialogue, parfois assez explicite, n’a pas été remanié.

Si cela vous intéresse, Google est votre ami, comme on dit.

PC – Entre portages moisis et portages passables, le choix avec l’embarras

 

Comme je le disais dans un article récent, de différents genre de jeux, anciennement cantonnés aux consoles, s’ouvrent désormais au PC. Ce mouvement, commencé en Occident, s’étend même à d’autres pays. Par exemple,  les développeurs japonais, qui évitent la plateforme depuis plusieurs années, ont enfin compris qu’il existe un monde en dehors de leur frontières et se sont mis à porter leurs jeu sur Steam et consorts. Mieux vaux tard que jamais, dirons-nous…

Depuis mon article, de nouveaux portages vers le PC ont été annoncés/confirmés.

Pêle-mêle, on y retrouve :

Et j’en oublie certainement d’autres…

Cependant, tout n’est pas rose. Après tout, certains studios traitent le PC comme une plateforme de seconde zone et cherchent simplement à capitaliser sur l’énorme parc installé au lieu d’offrir un produit digne de la plateforme.  Car après tout, pourquoi s’embêter à optimiser quoi que ce soit quand on peut faire un bête transfert de la version PS4/Xbox One ? L’architecture x86 aidant, les portages directs sont de plus en plus communs.

Batman Arkham KnightL’optimisation, cette pratique en voie de disparition

L’exemple le plus récent et aussi le plus évident, Batman: Arkham City. Les travers de la version PC ont été exposées à maintes reprises et il n’est pas nécessaire de revenir dessus mais confier un jeu d’une telle envergure à la petite équipe d’Iron Galaxy ? Vraiment, Warners Bros., vraiment ? C’est ce qui s’appelle tendre le bâton pour se faire battre, ou faire preuve d’une incroyable naïveté mais venant de l’éditeur qui sous-traite Mortal Kombat X à High Voltage Software, autre studio spécialiste des portages au rabais (au hasard, Saints Row IV sur new-gen), on est difficilement surpris. Et après, les frères Warner viennent faire les étonnés, vous y croyez vous ? Bref, passons.

Côté Japon, ce n’est pas tellement glorieux non plus. Koei Tecmo est un des éditeurs qui porte systématique ses jeux sur PC mais hélas, sans vraiment s’attarder (de trop) à les rendre présentable. Quelques exemples pour illustrer : Dead or Alive 5 ne dispose toujours de ses modes en ligne  ou encore Toukiden Kiwami  dont le framerate est directement lié à la vitesse du jeu (faire monter le jeu en 60FPS équivaut à de l’avance rapide) et plus généralement, les productions de l’éditeur souffrent d’un sérieux manque d’optimisation. Et c’est triste de se dire, que Koei Tecmo est un des rares à tenter le coup et surtout loin d’être le pire dans le domaine.

Dans les autres cas, on se trouve souvent avec des configurations absurdes demandée pour certaines jeux, des ralentissements,  des bugs et surtout, un gros manque de réglages. Configurer les touches ? Les réglages graphiques ? Il faudra passer par le fichier .ini. Super, on est en quelle année déjà ? 2015 ? On ne dirait pas.

Heureusement, il y a Rockstar (GTA V) et CD Projekt (The Witcher 3) qui savent s’y prendre et élèvent un peu le niveau. Autant dire que leur expérience, paye.

Gaben

Le pouvoir du remboursement – Gloire soit rendue à Gaben

Depuis peu, les joueurs disposent d’une arme toute-puissante dans leur arsenal, c’est la possibilité de se faire rembourser. Comme montré avec l’affaire Warners Bros., rien ne vaux la fuite de capitaux du compte d’une entreprise vers ceux de ses clients pour entrainer une réaction immédiate et proportionnée.

Déverser sa bile sur Twitter, par e-mail et par quelque autre canal que ce soit n’a finalement que très peu d’effet, mais récupérer son argent de force, oui. Et là, tout à coup, l’éditeur est tout ouïe (on dit merci à l’Union Européenne sur ce coup-là). En espérant que la débâcle récente ait servi de leçon à ceux qui voudraient s’engouffrer dans la brèche (Capcom/Square Enix, si vous nous lisez).

Portage foiré, sitôt remboursé.

Portage PC – j’achète ou pas ?

Il s’agit sans conteste d’un dilemme. En tant qu’utilisateur PC et console, j’aime avoir mes jeux sur différentes plateformes et aussi soutenir les éditeurs (consoles) qui tentent de diversifier davantage l’offre sur PC mais acheter un produit bâclé reviendrait à accepter ce genre de pratiques. Et c’est là, qu’il faut dire non parce que aucun joueur, quelque soit sa plateforme, ne devrait avoir à s’accommoder d’un mauvais produit simplement parce que « c’est ça ou rien ». L’entreprise a plus à perdre que le joueur dans ce cas de figure, donc ce genre de mentalité prends le problème à l’envers.

L’éditeur vend un produit qui n’est pas essentiel à la survie du consommateur, l’achat de ce produit est donc totalement facultatif et par conséquent, c’est l’éditeur qui doit faire en sorte que son produit soit conforme aux attentes, sous peine de ne rien vendre du tout, pas au consommateur de se résigner à l’accepter.

Beaucoup d’éditeurs sensés  écoutent leur communauté et savent faire preuve de suffisamment de bon sens pour prendre les bonnes décisions mais la plupart des entreprises, et c’est dans leur nature, n’écoutent que leurs actionnaires et agissent seulement quand leurs fonds sont menacés. L’ajout des remboursements est donc tout particulièrement adapté pour ce genre d’énergumènes.

Pour éviter de se faire avoir, il suffit de ne pas pré-commander et d’attendre les retours de la presse et des joueurs. Si un éditeur ne laisse personne approcher la version PC, c’est qu’il y a anguille sous roche (coucou, Arkham Knight ! ). Et en cas de portage-étron, il suffit d’y jouer moins de 2h (dans le cas de Steam) et de demander un remboursement. Simple et efficace.

Killer Instinct

Quelques versions PC que j’attendrais avec impatience :

  • KIller Instinct, porté par Iron Galaxy (croisons les doigts);
  • Gears of War: Ultimate Edition;
  • Metal Gear Solid V: The Phantom Pain;
  • Fairy Fencer F (c’est quand vous voulez les gars);
  • Les deux Tales of;
  • ………..Et beaucoup plus tard….Final Fantasy VII le remake ?

Il ne restera plus qu’à patienter pour voir ce que cela donne