Nekopara – It’s a cat paradise !

 

Ayant pu acheter Nekopara Vol 1. pendant les soldes derniers, j’ai donc décidé de me le faire, surtout après en avoir beaucoup entendu parler. Originellement un jeu adulte (18+), il en existe une version tout public disponible sur Steam et c’est celle-ci que j’ai testé en premier. Voici donc une petite présentation pour les curieux

En gros

Nekopara est un visual-novel,  où une histoire visuelle selon le terme français que personne n’utilise, qui nous met dans la peau de Kashou, fringuant jeune homme et propriétaire d’une pâtisserie avec une faute de français dans le titre, La Soleil.

Kashou est à priori assez banal et assez transparent en tant que protagoniste mais ce qui fait sa force, ce sont ses deux chattes, prénommée Chocola et Vanilla dont Nekopara nous compte les péripéties.

Nekopara - PC 1
Chocola et Vanilla en uniforme

Dans Nekopara, les catgirls (ou nekos) sont des versions humanoïdes des félins que nous connaissons bien, à la manière de Felicia de Darkstalkers. Elles se présentent comme des êtres humains normalement constitués mais disposent de certains attributs de l’animal comme la queue et les oreilles. Elles sont douées de parole, de conscience et grandissent plus rapidement que les humains. Souvent de nature enjouée/joueuse, la catgirl peut aussi faire preuve d’une variété de comportements très proches de ceux des êtres humains.

L’intrigue

Kashou se prépare à ouvrir la pâtisserie quand il découvre deux boites qui contiennent deux passagers clandestins : Chocola et Vanilla, qui se languissaient de l’absence de leur maitre…Et c’est là que l’histoire commence !

Nekopara - PC 13
Maple et Chocola s’amusent avec un téléphone portable

Gameplay

Nekopara est un visual-novel sans aucune espèce de choix, ce qui signifie que le joueur n’a rien à faire à part passer les dialogues (ou activer le mode automatique de défilement pour les fainéants comme moi) et prendre quelques captures d’écrans pour sa collection personnelle de photos à risques.

Autant dire qu’à part croiser les bras et regarder ce qui se passe, il n’y a pas grande chose à faire, sauf peut-être s’amuser avec la touche P, qui fait bondir instantanément tout personnage à l’écran, causant un tressautement de la poitrine. Notez que les développeurs ont même osé la personnalisation et il est possible de choisir le degré de tressautement des poitrines dans les options. On passe de soutien-gorge en béton armé à de la gelée en faisant bouger un curseur, amusant.

Nekopara - PC 4
Chocola/Vanilla

 Graphismes

Difficile d’attendre quoi que ce soit côté technique de la part d’un visual-novel mais Nekopara a tiré son épingle du jeu avec des modèles (en flash ?) vivants et qui bougent rapidement. Les personnages clignent des yeux, leurs poitrines se soulèvent au rythme de leur respirations, leurs expressions et postures changent durant les dialogues, le tout est très bien animé et bien loin des modèles fixes qu’on voit souvent chez la concurrence. En revanche, les décors sont assez classiques et vides.

Après certains moments-clés, de superbes illustrations, comme celle-ci dessus, sont également montrées. Bien dessiné, que dire de plus ? Pas grand-chose…

Nekopara - PC 16
Cinnamon apprend comment on fait les bébés à Vanilla

Audio/écrit

Nekopara est entièrement doublé en japonais (sauf le protagoniste) et les voix sont convaincantes sans briller ou agacer. Les doubleuses ont fait un bon travail et leurs performances respectives collent bien aux personnages. Les personnalités différentes des catgirls sont retranscrites avec fidélité. Vanilla à l’air blasé, Chocola enjouée, Coconut joueuse, Shigure manipulatrice etc…Tout colle à merveille.

Pour ce qui est de la traduction, celle-ci est signée Sekai Project et sa qualité varie durant le jeu. On passe d’une traduction très littérale à des passages un peu plus librement adaptés. Notez que mots japonais, notamment les titres honorifiques (-sama, -san etc..) sont en japonais dans le texte.  Certains moments sont assez complexes à saisir, mais il est difficile de savoir si la faute revient à la traduction ou bien au texte original.

Durée de vie

Ce vol .1 de Nekopara demande 4 heures pour être totalement fini. Notez qu’il s’agit là du premier chapitre et que le studio travaille déjà à une suite, celle-ci est calée pour décembre.

Nekopara - PC 8Cinnamon/Coconut (3>)

Verdict

Nekopara est un visual-novel assez classique qui se distingue du lot par une présentation visuelle accrocheuse et des personnages attachants. Les dialogues frisent parfois le ridicule (ou le quasi-incompréhensible dans certains cas) mais les interactions des catgirls sont souvent suffisamment divertissantes pour faire oublier les travers du jeu.

En somme, si vous aimez les femmes-chat, et avez 9,99 € et 4h à perdre, pourquoi ne pas tenter ? Encore mieux, il existe une démo gratuite, ici.

Nekopara - PC 2

La version 18+

Et aussi, pour ceux qui sont majeurs et vaccinés (et surtout majeurs), le développeur offre à tout acheteur de la version Steam, la version adulte qui contient les fameuses scènes à caractère pornographiques. Il s’agit du seul contenu qui manque à la version tout public, le dialogue, parfois assez explicite, n’a pas été remanié.

Si cela vous intéresse, Google est votre ami, comme on dit.

PC – Entre portages moisis et portages passables, le choix avec l’embarras

 

Comme je le disais dans un article récent, de différents genre de jeux, anciennement cantonnés aux consoles, s’ouvrent désormais au PC. Ce mouvement, commencé en Occident, s’étend même à d’autres pays. Par exemple,  les développeurs japonais, qui évitent la plateforme depuis plusieurs années, ont enfin compris qu’il existe un monde en dehors de leur frontières et se sont mis à porter leurs jeu sur Steam et consorts. Mieux vaux tard que jamais, dirons-nous…

Depuis mon article, de nouveaux portages vers le PC ont été annoncés/confirmés.

Pêle-mêle, on y retrouve :

Et j’en oublie certainement d’autres…

Cependant, tout n’est pas rose. Après tout, certains studios traitent le PC comme une plateforme de seconde zone et cherchent simplement à capitaliser sur l’énorme parc installé au lieu d’offrir un produit digne de la plateforme.  Car après tout, pourquoi s’embêter à optimiser quoi que ce soit quand on peut faire un bête transfert de la version PS4/Xbox One ? L’architecture x86 aidant, les portages directs sont de plus en plus communs.

Batman Arkham KnightL’optimisation, cette pratique en voie de disparition

L’exemple le plus récent et aussi le plus évident, Batman: Arkham City. Les travers de la version PC ont été exposées à maintes reprises et il n’est pas nécessaire de revenir dessus mais confier un jeu d’une telle envergure à la petite équipe d’Iron Galaxy ? Vraiment, Warners Bros., vraiment ? C’est ce qui s’appelle tendre le bâton pour se faire battre, ou faire preuve d’une incroyable naïveté mais venant de l’éditeur qui sous-traite Mortal Kombat X à High Voltage Software, autre studio spécialiste des portages au rabais (au hasard, Saints Row IV sur new-gen), on est difficilement surpris. Et après, les frères Warner viennent faire les étonnés, vous y croyez vous ? Bref, passons.

Côté Japon, ce n’est pas tellement glorieux non plus. Koei Tecmo est un des éditeurs qui porte systématique ses jeux sur PC mais hélas, sans vraiment s’attarder (de trop) à les rendre présentable. Quelques exemples pour illustrer : Dead or Alive 5 ne dispose toujours de ses modes en ligne  ou encore Toukiden Kiwami  dont le framerate est directement lié à la vitesse du jeu (faire monter le jeu en 60FPS équivaut à de l’avance rapide) et plus généralement, les productions de l’éditeur souffrent d’un sérieux manque d’optimisation. Et c’est triste de se dire, que Koei Tecmo est un des rares à tenter le coup et surtout loin d’être le pire dans le domaine.

Dans les autres cas, on se trouve souvent avec des configurations absurdes demandée pour certaines jeux, des ralentissements,  des bugs et surtout, un gros manque de réglages. Configurer les touches ? Les réglages graphiques ? Il faudra passer par le fichier .ini. Super, on est en quelle année déjà ? 2015 ? On ne dirait pas.

Heureusement, il y a Rockstar (GTA V) et CD Projekt (The Witcher 3) qui savent s’y prendre et élèvent un peu le niveau. Autant dire que leur expérience, paye.

Gaben

Le pouvoir du remboursement – Gloire soit rendue à Gaben

Depuis peu, les joueurs disposent d’une arme toute-puissante dans leur arsenal, c’est la possibilité de se faire rembourser. Comme montré avec l’affaire Warners Bros., rien ne vaux la fuite de capitaux du compte d’une entreprise vers ceux de ses clients pour entrainer une réaction immédiate et proportionnée.

Déverser sa bile sur Twitter, par e-mail et par quelque autre canal que ce soit n’a finalement que très peu d’effet, mais récupérer son argent de force, oui. Et là, tout à coup, l’éditeur est tout ouïe (on dit merci à l’Union Européenne sur ce coup-là). En espérant que la débâcle récente ait servi de leçon à ceux qui voudraient s’engouffrer dans la brèche (Capcom/Square Enix, si vous nous lisez).

Portage foiré, sitôt remboursé.

Portage PC – j’achète ou pas ?

Il s’agit sans conteste d’un dilemme. En tant qu’utilisateur PC et console, j’aime avoir mes jeux sur différentes plateformes et aussi soutenir les éditeurs (consoles) qui tentent de diversifier davantage l’offre sur PC mais acheter un produit bâclé reviendrait à accepter ce genre de pratiques. Et c’est là, qu’il faut dire non parce que aucun joueur, quelque soit sa plateforme, ne devrait avoir à s’accommoder d’un mauvais produit simplement parce que « c’est ça ou rien ». L’entreprise a plus à perdre que le joueur dans ce cas de figure, donc ce genre de mentalité prends le problème à l’envers.

L’éditeur vend un produit qui n’est pas essentiel à la survie du consommateur, l’achat de ce produit est donc totalement facultatif et par conséquent, c’est l’éditeur qui doit faire en sorte que son produit soit conforme aux attentes, sous peine de ne rien vendre du tout, pas au consommateur de se résigner à l’accepter.

Beaucoup d’éditeurs sensés  écoutent leur communauté et savent faire preuve de suffisamment de bon sens pour prendre les bonnes décisions mais la plupart des entreprises, et c’est dans leur nature, n’écoutent que leurs actionnaires et agissent seulement quand leurs fonds sont menacés. L’ajout des remboursements est donc tout particulièrement adapté pour ce genre d’énergumènes.

Pour éviter de se faire avoir, il suffit de ne pas pré-commander et d’attendre les retours de la presse et des joueurs. Si un éditeur ne laisse personne approcher la version PC, c’est qu’il y a anguille sous roche (coucou, Arkham Knight ! ). Et en cas de portage-étron, il suffit d’y jouer moins de 2h (dans le cas de Steam) et de demander un remboursement. Simple et efficace.

Killer Instinct

Quelques versions PC que j’attendrais avec impatience :

  • KIller Instinct, porté par Iron Galaxy (croisons les doigts);
  • Gears of War: Ultimate Edition;
  • Metal Gear Solid V: The Phantom Pain;
  • Fairy Fencer F (c’est quand vous voulez les gars);
  • Les deux Tales of;
  • ………..Et beaucoup plus tard….Final Fantasy VII le remake ?

Il ne restera plus qu’à patienter pour voir ce que cela donne

Les lolis – Ce genre de personnage qui fait toujours débat

Les lolis, kézako ?

La loli, ou  »lolita » (faisant référence au livre de Vladimir Nabokov paru durant la première moitié du 20ème siècle) est un personnage féminin à l’apparence enfantine, souvent la source d’attention de la part d’hommes plus âgés. Parfois innocente et mignonne, la loli peut parfois faire preuve de maturité, ainsi qu’être sexuellement précoce, et se comporte comme une femme adulte.

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Shelley Winters dans Lolita.

Pour information, le roman de M. Nabokov, qui a popularisé l’utilisation du terme Lolita, raconte l’histoire d’un professeur, Humbert Humbert, qui s’éprend d’une jeune fille de 12 ans, Dolores Haze dit  »Lolita ». Pour ceux qui n’aiment pas la lecture, il existe une excellente adaptation en film signée Stanley Kubrick. Malgré son âge avancé (1962), le film reste d’actualité, notamment grâce à une distribution excellente, des dialogues très bien écrit et le choix d’une thématique qui fait toujours controverse. Une version plus récente (1997) qui reprends la recette du film original sans vraiment briller et/ou se différencier, existe également pour ceux que les films en noir et blanc rebutent.

Parfois sexualisée, parfois non, la loli est une constante dans de nombreuses œuvres japonaises et se retrouve souvent au cœur de débats ardents sur la pédopornographie, la sexualisation des mineurs, et autres discussions du style.

La loli dans le jeu vidéo

Rom_and_Ram_Idols

Un des premiers jeux (de notre temps) à avoir fait débat sur le sujet, c’était Hyperdimension Neptunia premier du nom, sorti en 2010 sur la PS3. Le jeu de Compile Heart a souffert de critiques, surtout de la part de journalistes occidentaux (Test IGN – Hyperdimension neptunia) par son hyper-sexualisation de personnages mineurs, comme les jumelles Rom et Ram.

Les personnages de Rom et Ram, imagés ci-dessus, sont les deux jeunes sœurs de Blanc et durant le jeu, celles-ci peuvent adopter, comme le reste des déesses, une HDD form, sorte de transformation qui décuple leurs forces. Dans le cas de Hyperdimension Neptunia, la transformation s’accompagne d’une nouvelle tenue, souvent plus révélatrice, ainsi autres changements cosmétiques (coiffure, couleur des cheveux etc…)

White_Sisters

Peu couvertes, costume assez près du corps, postures parfois suggestives, autant dire que tout cela dérange en Occident, où les censeurs (éditeurs) n’hésitent pas à rajouter quelques bouts de tissus pour éviter l’ire de la masse. Un bon exemple de cette pratique est Bravely Default, 3DS.

La censure appliquée à Criminal Girls (évoquée ici) est du même acabit. Malgré l’ âge et la corpulence des personnages qui attestent de leur entrée dans l’âge adulte, NISA a appliqué ça et là quelques modifications au jeu pour empêcher de se voir interdit dans le commerce (ou le rating AO, Adult Only).

Un autre exemple de design qui risque de faire lever des sourcils, est celui de Jessica de Langrisser qui est passée de femme fatale à loli dénudée dans ce remake 3DS, sabotant par la même occasion les chances de voir le jeu débarquer par chez nous.

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La série Agarest (RPG parus sur PS3 et Xbox 360) s’est souvent rendue coupable de scènes assez suggestives avec des personnages d’apparence mineure, comme dans l’image ci-dessus où deux protagonistes partagent une banane à la manière de la Belle et le Clochard, à la différence près ou le spaghetti n’est PAS un substitut assez évident pour l’organe génital masculin, au contraire de la banane.

Un exemple tout frais est la censure de Dungeon Travelers 2 (PSVita) où quatre images olé-olés impliquant des personnages mineurs ont été retouchées.Dungeon-Travelers-2

Les lolis – Pourquoi cela coince ? (sans mauvais jeux de mot )

Pour comprendre pourquoi la loli dérange, il faut considérer le statut de l’enfant/jeune adolescent dans la société moderne. Celui-ci est perçu comme une créature fragile, frêle, impressionnable, qu’il faut protéger de tout et de tout le monde.

Montrer des personnes mineures avant leur premiers émois (vers la puberté) dans des situations/positions/tenues osés est donc tout naturellement quelque chose qui dégoute et attise la colère, et quand il s’agit de personnes faites de chair et d’os, il y a effet de quoi se révolter. Un enfant ou personne mineure ne devrait pas être perçue comme un objet sexuel et traité comme tel.

Bien que le concept de la loli(ta) soit quelque chose de plus courant dans l’industrie du cinéma (American Beauty avec Kevin Spacey), de la musique (quelques chansons de Ted Nugent par exemple), des livres (Lolita), sa présence dans le jeu vidéo est encore difficilement acceptée.

Conclusion

Cependant, il est bon de rappeler que des personnages virtuels n’existent pas et n’ont pas non plus d’âge. Il est donc assez incongru de parler de pédopornographie dans le cas de scènes un peu osées (et donc mêmes pas pornographiques à la base) impliquant des personnages qui, selon leur age décidé par le créateur, sont mineures. On notera encore une fois le deux poids deux mesures appliqué à l’érotisme et à la violence. Indice : un des deux dérange fortement mais pas l’autre.

Que penser de tout cela ?

Pour finir sur une note de bon gout, voici Katsuragi qui prends  »la vie » à pleine mains.

Senran Kagura - 01 - Large 26
 Senran Kagura dans toute sa splendeur

La censure – Ce fléau d’un autre temps qui persiste à exister

CriminalGirls

Comme je le disait récemment dans un autre post, les jeux japonais sont localisés de plus en plus, même si hélas, l’occident se sent toujours obligé d’altérer le contenu des jeux qu’il édite, au grand dam des fans de la première heure.

50 nuances de (brume) rose

Les exemples ne manquent décidément pas mais pour mieux faire avancer le débat, en voici quelques uns. Dans Criminal Girls: Invite Only (PSVita), le jeu original parle de punitions des héroines, qui sont des criminelles qui doivent être  »châtiée » pour les faire revenir dans le droit chemin,  la version occidentale parle quant à elle de  »motivation ». Cette modification de la terminologie employée s’accompagne aussi de changements visuels et ainsi, les scènes de « motivation » sont plus chastes et la brume rose qui cache les parties interdites se fait plus épaisse au point parfois d’obscurcir quasiment la scène, ce qui n’aide pas vraiment à cliquer au bon endroit pour progresser. Il convient même de parler de brouillard dans ce cas de figure,  »brume » n’étant pas assez fort pour décrire avec précision la situation.

Du point de vue de l’audio, certains gémissements de plaisir où de douleur, dépendant de la punition infligée, sont retirés, ainsi que certaines phrases encourageant le joueur à continuer (ou arrêter).  Et c’est là toute la mécanique de gameplay qui perd de son intérêt. Super.

Parfois intrusive, parfois discrète, subtile, la censure se manifeste sous différentes formes

Et quand la censure dénature l’essence même du jeu, il faut aussi se rappeler que certains jeux ont eu moins de chance et se sont vu amputés de portions de gameplay, comme le mini-jeu sexy dans les thermes de Mugen Souls.

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Pour les curieux, voici en quoi il consistait :

Dans les thermes (sorte de bain public), les héroines sont habillés de sous vêtements assez moulants qui laissent apparaitre les contours de leurs lèvres inférieures. Le joueur peut s’amuser à insérer des corps étrangers (bananes/glaces) dans certains parties en cliquant dessus afin de faire réagir la personne en question. Il faut noter que ni l’orifice, ni l’acte d’insertion, ne sont modélisés, tout est couvert et suggéré.

En fonction de l’objet utilisé,  la « victime » émettra différents type de bruits et gratifiera le héros de différentes phrases à connotation sexuelle. Ce mini-jeu n’est présent dans la version japonaise de Mugen Souls après que NISA l’ait retiré en amont de la certification, probablement afin d’éviter au jeu de se retrouver banni.

Agarest y'a bon la bananeIl faut aussi noter que la série Agarest est connue pour ce genre de fan-service avec  »des objets phalliques de substitution » (banane, glace etc…) mais curieusement, le titre n’a écopé que d’un rating T pour Teen et 16 ans et plus en Europe. Le fait qu’Agarest montre des images fixes et n’en ait pas fait un mini-jeu (exemple ci-contre) a probablement fait la différence.

Bien souvent, la censure se fait plus subtile et pernicieuse. Comme par exemple, dans Bravely Default, certains bouts de tissus sont rajoutés ça et là, pour un peu plus couvrir les héroines et leurs âges ont tous été rehaussés à 18 ans.  Une pratique assez courante chez les éditeurs occidentaux et une des formes de censure les plus difficiles à détecter. On s’en accommoderait presque. Presque.

Et ça continue, encore et toujours.

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Un exemple tout récent nous vient de Dungeon Travelers 2, un titre à paraitre sur PSVita. Bien que le jeu original soit un eroge et contienne donc des scènes à caractère pornographique, la mouture Vita, comme tout jeu console, est une version tout public (sans ledit contenu pornographique donc). Cependant, cela n’a pas empêché Atlus U.S.A de vouloir changer quatre images au sein du jeu.

Après avoir rapidement parcouru les CG (images)- du jeu en question, il est difficile de savoir ce qui porte atteinte aux mœurs occidentales selon l’éditeur, mais il s’agit probablement, encore et toujours, la nudité qui doit coincer, comme souvent avec nos amis américains. Du moins, la nudité de personnages à l’apparence mineure pour être plus précis. La loli sexualisée dérange toujours. Pourtant, elle n’existe pas, et n’a pas d’âge mais d’aucuns semblent incapable de faire la différence entre le virtuel et le réel. Bref, un autre débat pour un autre jour.

Deux poids, deux mesures.

Il est assez intéressant de constater que ce puritanisme ne s’applique pas toujours de la même façon, aux mêmes jeux. God Of War 3, par exemple, contient de la nudité (poitrine exposées) et même certaines QTE qui demandent au joueur de presser certains boutons pour faire progresser une scène d’amour entre le héros et deux femmes. La caméra tourne le regard mais les bruits, eux, sont bien là et le dialogue est loin d’être chaste. Mais là, ça rentre comme dans du beurre, comme Kratos dans Aphrodite.

Autre exemple, on se rappellera, ou pas, des différents organes génitaux (masculins) visibles dans GTA IV (dans le DLC The Lost and Damned) ou The Order 1886 sans que cela ait véritablement posé problème à qui que ce soit. Fait amusant, ces deux jeux sont censurés au Japon, pour les mêmes raisons. Cocasse, non ?

On ne compte plus non plus les jolies paires de seins affichées triss-merigolddans la série The Witcher, l’ami Geralt étant un avide consommateur de la bonne chair et ne dit jamais non à une partie de jambe en l’air avec la jolie rousse (Triss, ci-contre), et on le comprend !

Bref, il est dommage de voir que les règles ne sont pas les mêmes pour tout le monde.

 

Le contre-argument en faveur de la censure :  »Pas le choix »

D’aucuns diraient, et il est difficile de leur donner tort, que cette censure est un mal nécessaire et une condition sine qua non pour avoir le jeu dans nos contrées.

Il est vrai que sans certaines modifications, le jeu pourrait se retrouver interdit à la vente où écoper d’un rating AO (Adult Only, sans équivalent du côté PEGI) ce qui limiterait fortement la vente libre vu que les productions adultes sont souvent vendues après contrôle de l’âge où conservées dans l’arrière-salle. Autant dire que ces conditions n’aident pas à faire d’un jeu un succès commercial et qu’aucun éditeur n’est prêt à prendre ce genre de risque. Ce serait se tirer une balle dans le pied et d’un point de vue business, ce n’est pas viable.

Conclusion

Pour autant, faut-il accepter ce genre de modifications ? Après tout, serait-ce acceptable d’avoir des films censurés, des livres censurés ? Le jeu vidéo n’est-il pas une forme d’art au même titre que les exemples cités ci-dessus ? Pourquoi faire preuve d’autant de réserves à l’égard du jeu vidéo ? Des livres comme American Psycho, The Road (lisez-les, et vous comprendrez pourquoi) sont bien en vente libre dans plusieurs pays européens malgré leur contenu très adulte, on ne compte plus non plus les films avec de la nudité (parfois infantile, Lolita de Kubrick), les séries qui regorgent de scènes explicites. Le langage grossier, l’exploitation visuelle de la femme en tant qu’objet, les sous-entendus tendancieux, les connotations sexuelles évidentes, ont été inventées bien avant le premier jeu vidéo et fleurissent dans le paysage audiovisuel mondial. Pourquoi limiter leur intégration dans un jeu vidéo ?

Il est dommage de voir que le jeu vidéo, à cause de son jeune âge, semble être sujet à une rigueur qui n’est plus appliquée aux autres. Vient-on censurer les tableaux de la révolution française dans les musées visités par des gens de tous âges ? Non, alors laissez mes jeux en paix, merci.

/end rant

Noire-Plutia-Neptune qui se lavent

Premier jet ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Si tu lis ceci, cela veut dire que tu viens d’entrer sur les terres de la Quiche. Fuis, pauvre fou où tu sera perdu à tout jamais.

Avertissement : Haute teneur en poneys, références obscures au speed metal des années 80, fan-service et autres représentations non-réalistes du corps féminin à travers les ages. A déconseiller aux puritains, moralistes, censeurs et autres coincés du bulbe. A ceux-ci, merci de prendre la première DeLorean en partance de l’année 1740, et d’y laisser là vos mœurs d’un autre temps, merci.